Ouest france vendredi 12 septembre 2008Canal___Ouest_France

Six réalisateurs locaux ont été filmés hier par l'équipe de l'émission de Canal +.

Une reconnaissance pour la production du cru.

Des réalisateurs caennais stars des Films faits à la maison ? Pas un rêve. Jeudi, une équipe de l'émission de Canal + a filmé six vidéastes locaux. « On s'est rendu compte qu'il y avait ici beaucoup de gens que l'on connaissait », note Timothée Vignal, programmateur de l'émission.

L'émission diffusée un vendredi soir sur deux sur la chaîne cryptée change de formule. « On a changé la formule pour la 6 e saison. Cette année, on va à la rencontre des réalisateurs qui nous envoient des films », annonce Catou Cairet, productrice. Après Nantes, objet de la première étape de la saison, diffusée ce vendredi soir vers 23 h 30, Caen s'est imposée comme une évidence. « On y trouve richesse et diversité, de tout, commente Timothée Vignal. Jusqu'à des gens qui font vivre le cinéma indépendant. Un réseau complet. »

Au point de lui consacrer une de ses 20 émissions programmées jusqu'à juin. On y verra, le 6 octobre prochain, Benoît Lemennais, qui y présentera une de ses créations « P'tite Pouff ». On pourra aussi suivre les films Thomas Lesourd, Simon Dronet, Jonathan Perrut des Films du Cartel, Anthony Gandais et Yannick Lecoeur. Certains, saisis lors du festival Off-courts, en cours à Trouville. « Ils ont tous été découverts au Forum vidéo, s'enthousiasme Romuald Poretti, de l'Atelier du film court. C'est un soutien à la création de films faits en région. On est reconnu. »

Un résultat obtenu grâce aux fruits d'un travail de longue haleine. « On diffuse depuis plus de dix ans », rappelle Romuald Poretti. Qui annonce le regroupement de tous ces cinéastes-vidéastes au sein d'une entité. « Le Radar, Réseau d'accompagnement et de développement de l'audiovisuel en région Basse-Normandie. Après une aide à la diffusion, nous proposons une aide à la production. » Histoire de continuer à faire pousser l'arbre après en avoir fait sortir les racines, aux Ateliers intermédiaires.

Josué Jean-Bart